
De quoi parle-t-on ?
« Une langue sans paroles d’esprit à esprit », Laila del Monte, pionnière et professionnelle de la communication animale en Europe depuis plus de 25 ans.
Il y a dans la communication animale quelque chose d’étrange dans sa complexité à être explicitée, décrite, et dans son aspect paradoxalement et profondément intuitif. Comme si l’on se reconnectait à un savoir ancien, comme si l’on réapprenait un langage archaïque et universel. Une résurgence de souvenirs perdus, archivés dans un petit espace de notre mémoire.
On dit que les enfants communiquent très naturellement avec les animaux, avant d’apprendre, en grandissant, à se défaire de cette capacité jugée bien souvent fantaisiste par notre monde d’adultes. Alors il faut retrouver le chemin, au fond de soi et connecté à quelque chose de beaucoup plus grand, d’universel ; réinvestir ce dialogue oublié.
Tout le monde peut communiquer. Il ne s’agit ni d’un don ni d’une capacité extraordinaire, contrairement à ce que l’on entend souvent. C’est une histoire de reconnexion, de réouverture. De rencontres, d’instants… et de beaucoup de pratique !
Il s’agit d’un échange intuitif, « d’esprit à esprit » ou de cœur à cœur ; d’un ensemble d’informations que l’animal transmet mentalement, sensoriellement, à l’humain par le biais d’images, de sensations et d’émotions, que notre cerveau retranscrit quasi instantanément sous la forme de mots ou de courtes phrases.
La communication est généralement effectuée à distance, à partir d’une photo récente de votre animal qui permet de se « connecter » à lui. Cela peut sembler étrange et je le conçois parfaitement. J’ai moi-même été longtemps sceptique, avant d’être curieuse puis conquise.
L’histoire
J’ai commencé à m’intéresser à la communication animale il y a quelques années, de loin, par curiosité. Le vrai tournant s’est opéré en 2024, à la fin de vie de mon lapin, Abricot, que j’ai accompagné pendant plus d’un an dans sa vieillesse, la maladie et le soin. Il y a eu pour lui un jour très difficile, qui m’a semblé alors être le dernier. J’ai pris rendez-vous avec sa vétérinaire. Et en urgence, j’ai sollicité une praticienne en communication animale afin qu’elle prévienne mon lapin que nous allions l’aider à partir, le soir-même.
Au cours de cet échange, Abricot a pu exprimer son appréhension et même son refus face à notre décision potentielle : il n’était absolument pas prêt. Il a d’ailleurs eu, à cet instant, un bref sursaut d’énergie, puis une expression d’apaisement infini, comme si cet espace d’expression et d’écoute accordé l’avait soulagé. Je suis arrivée chez la vétérinaire avec ce bagage-là, rempli d’incertitudes et de questions, sans trop savoir quoi en faire. Nous avons décidé dans un premier temps de mettre Abricot sous soins palliatifs. Je suis donc repartie avec mon petit lapin encore vivant, et la consigne de rappeler la clinique chaque jour pour donner des nouvelles ; je devais évidemment le ramener en cas de dégradation brutale et intense de son état de santé. Je pense que la vétérinaire s’attendait à ce que mon lapin ne passe pas la nuit.
Pourtant, Abricot s’est accroché durant trois semaines avant de lâcher prise, de lui-même, au moment qu’il avait choisi, chez nous.
La communication, bien au-delà de transmettre un simple message, a permis de recueillir ses émotions et de respecter je le crois ses dernières volontés – la manière dont il souhaitait partir, l’endroit dans le jardin où il souhaitait reposer – ; de le rassurer. Et cela nous aura offert trois semaines de sursis.
Pour qui, pour quoi
En 2025, durant environ cinq mois, je me suis formée à la communication animale. Je souhaite aujourd’hui vous proposer ce service dans lequel je mets beaucoup de cœur et de sincérité et qui me paraît très complémentaire à mon activité de pension. Cela peut en effet être une aide précieuse pour préparer votre animal à son séjour ici, le prévenir d’un événement ou d’un changement important dans votre vie – je pense en particulier à vous qui me confiez votre chien lors de l’arrivée d’un enfant, ou bien lors d’un déménagement !
Cela permet de mieux comprendre votre animal, ses besoins, son état émotionnel ou un changement de comportement ; de mettre en lumière d’éventuels inconforts physiques. C’est un bel espace d’échange mutuel et profond, de confiance que vous offrez à votre compagnon et qui ne peut que venir renforcer votre relation.
On ne le répètera jamais assez : la communication animale ne remplacera jamais – jamais – un suivi vétérinaire ou celui d’un ou une comportementaliste ; c’est une approche complémentaire qui peut en revanche donner aux professionnels dédiés des clés de compréhension, les conforter dans l’intérêt d’effectuer d’éventuelles investigations, mettre l'accent ou attirer leur attention sur une problématique en particulier - douleur, inconfort, état émotionnel -, bref les seconder humblement dans leur travail.
La communication animale aura été une ressource inestimable dans l’accompagnement de notre chien dans sa fin de vie. Lemon aura ainsi pu déposer ses inquiétudes, sa peur de la séparation et du « silence » après la mort, éléments qu’il a transmis très souvent et que nous avons accueillis avec beaucoup d’attention, essayant de le rassurer malgré notre propre chagrin. Il nous est précieux également de savoir, de croire que le lien subsiste après son départ : car oui, il est possible de communiquer avec les animaux décédés – comme avec absolument tous les animaux. Ce sont des échanges particulièrement puissants et lumineux, qui permettent d’accompagner le deuil, de réparer un peu, d’apaiser la douleur ; de panser la blessure d’un petit fil de soie.
Formules
Je vous propose différentes formules dont les tarifs sont visibles ici. Pour chaque communication, vous recevez un compte-rendu écrit et je me tiens bien entendu à votre disposition ensuite pour échanger ou éclaircir certains points.
Les communications sont effectuées à distance à partir d’une photo récente de votre animal.
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Une formule « communication libre », un moment au cours duquel votre animal peut venir déposer ses émotions, ses attentes, ses envies, ses inconforts, sans qu’il y ait de questions particulières de votre part.
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Une formule « message », si vous avez un message simple à transmettre à votre animal : arrivée d’un enfant ou d’un autre animal dans la famille, déménagement, intervention chirurgicale à venir pour lui, changement dans son quotidien (reprise d’une activité professionnelle par exemple).
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Une formule « suivi » pour une communication intervenant moins de 6 mois après une précédente.
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Une formule « communication complète », un échange au cours duquel je prends le temps de transmettre à votre animal les questions – en nombre illimité – que vous avez pour lui, qu’elles soient d’ordre général – comment va-t-il, a-t-il mal quelque part ? – ou plus spécifiques – comment vit-il tel ou tel événement, pourquoi a-t-il tel ou tel comportement, apprécie-t-il son alimentation ?, etc.
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Une formule « fin de vie », dans ce moment particulièrement douloureux, une communication peut accompagner, apaiser, permettre de poser les mots, de connaître l’état émotionnel de votre animal, de le rassurer ; de transmettre de l’amour et de la gratitude pour le temps partagé.
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Une formule « animal décédé », un échange qui permet d’apporter un peu de douceur et d'estomper la culpabilité qui se lie parfois au chagrin de la séparation – était-il prêt ? avons-nous fait le choix juste, les choses telles qu’il les souhaitait ? – ; c’est un échange intense et lumineux, au cours duquel l’animal, libéré de toute souffrance et de toute contrainte physique, transmet des messages forts d’amour, d’apaisement et de spiritualité.
Ethique
Comme déjà énoncé plus haut, la communication animale ne viendra jamais remplacer un suivi vétérinaire, ostéopathique, ni un bilan comportemental, et ne se substituera jamais aux éventuels traitements mis en place par les professionnels compétents. Elle n'a pas non plus pour but de venir contrôler un animal, le faire obéir ou le contraindre. C'est un espace d'écoute bienveillante, d'échanges ; un espace dans lequel je peux malgré tout expliquer à l'animal que tel ou tel comportement questionne, inquiète, ennuie ses gardiens, mais sans jamais le forcer à quoi que ce soit. La communication animale ne menace pas, ne conditionne pas, ne punit pas. Elle propose, elle écoute, elle éclaire.
Ci-dessous la charte (1990) de Penelope Smith, pionnière de la communication animale, traduite de l’anglais par Caroline Leroux, à laquelle j'ai apporté mes propres ajustements - écriture inclusive en particulier -, et à laquelle j’adhère :
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Nous honorons celles et ceux qui viennent vers nous en demandant de l’aide et nous ne jugeons ou ne condamnons personne pour les erreurs et les incompréhensions du passé. Nous honorons simplement leurs désirs de changement et d’harmonie.
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Nous savons que pour conserver la pureté et l’harmonie de notre travail, nous nous devons de grandir spirituellement et de bien nous connaître. Nous réalisons que la communication télépathique est un médium qui peut être affecté par nos désirs inconscients, nos émotions excessives, nos jugements et notre manque d’amour envers nous-mêmes et autrui. En sachant ceci, nous marchons sur le chemin de la télépathie animale avec humilité et bienveillance.
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Nous sommes prêt-es à regarder nos erreurs et à transformer les croyances qui peuvent influencer la clarté des communications que nous recevons (de la part des humains comme des non-humains).
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Afin d’augmenter l’efficacité de notre travail, nous nous tenons informé-es et nous comprenons les lois qui gouvernent les dynamiques des espèces humaines et non-humaines. Pour ce faire, nous allons chercher les connaissances ainsi que l’aide personnelle dont nous avons besoin pour faire notre travail avec efficacité, compassion, respect et joie.
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Nous cherchons à mettre en évidence le meilleur en chacun-e afin de trouver des solutions positives aux problèmes qui nous sont soumis.
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Nous n’offrons notre aide qu’aux gens qui la demandent afin que les gens soient réceptifs à notre aide. Cela augmente de beaucoup notre efficacité.
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Nous respectons les sentiments et les croyances des autres et notre travail va dans la direction d’une plus grande compassion et d’une meilleure compréhension entre les différentes espèces.
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Nous reconnaissons nos limites ainsi que ce que nous ne pouvons changer. Nous concentrons nos efforts sur ce que nous pouvons transformer.
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Nous respectons la vie privée des gens et de leur compagnon animal. Nous travaillons dans la confidentialité.
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Nous faisons de notre mieux pour aider les humain-es à conserver leur dignité et à décider comment ils et elles peuvent, de façon adéquate, venir en aide à leur compagnon animal.
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Nous ne cultivons pas la dépendance envers nous et préférons stimuler la curiosité et encourager l’autonomie. Nous offrons aux gens la possibilité de grandir dans leur relation avec les êtres des autres espèces.
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Nous reconnaissons nos limites et nous savons quand il faut recommander l’aide d’un-e autre professionnel-le. Ce n’est pas notre travail de diagnostiquer ou de traiter des maladies et nous dirigeons les adoptant-es vers les vétérinaires. Nous pouvons exprimer les émotions de l’animal, dire comment il se sent, les symptômes qu’il présente ou l’endroit où il ressent de la douleur, tels que communiqués par l’animal. Cette information peut être utilisée par un vétérinaire, à sa discrétion. Nous aidons aussi à comprendre et à diminuer le niveau de stress via un travail d’écoute et à l’aide d’autres méthodes douces.
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En partageant nos connaissances et en leur faisant part de toute l’information que nous recevons, nous donnons aux client-es la latitude nécessaire pour décider de la meilleure façon d’aider leur compagnon animal.
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Le but de toutes les consultations, les conférences et les ateliers est de créer un espace pour qu’il y ait plus de compassion, une meilleure compréhension et un meilleur équilibre entre tous les êtres. Nous suivons notre cœur en honorant l’esprit qui habite chaque être et qui nous unit toutes et tous.